Rapport d'enquête d'un accident mortel d'un travailleur sur un chantier routier à St-Eulalie

Voici un résumé du rapport.

La CNESST a rendu publiques les conclusions de son enquête sur l'accident de travail mortel survenu le 21 septembre 2020 sur l'autoroute 20 à St-Eulalie.

Chronologie de l'accident

Le jour de l'accident, M. Beaulieu, un travailleur de Signalétik inc, se trouvait sur un chantier de l'autoroute 20 et s'affairait à l'installation des glissières en béton pour chantiers dans le but de fermer la voie de circulation de gauche de l'autoroute en direction est. Le travailleur se déplaçait à pied à l'intérieur de l'aire de travail délimitée temporairement par des repères visuels afin d'aider l'opérateur du chariot élévateur à aligner les glissières.
Alors que l'opérateur du chariot élévateur se déplaçait pour soulever une glissière, M. Beaulieu, qui se situait alors à proximité d'un repère visuel positionné à la limite de la voie de droite ouverte à la circulation, a été heurté par une automobile. Les secours ont été appelés sur les lieux et M. Beaulieu a été transporté au centre hospitalier, où son décès a été constaté.

Causes de l'accident

L'enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l'accident :

• Le travailleur a été heurté mortellement alors qu'il se trouvait momentanément dans la trajectoire de l'automobiliste qui a emprunté la voie ouverte à la circulation de l'autoroute en direction est.

• La planification des travaux d'installation des glissières en béton pour chantiers en contexte autoroutier était déficiente et exposait le travailleur à un danger de heurt.

À la suite de l'accident, la CNESST a interdit l'installation des glissières en béton pour chantiers et a exigé de l'employeur, Signalétik inc., et du maître d'œuvre, C.F.G. Construction inc., qu'ils fournissent une méthode de travail sécuritaire. L'employeur et le maître d'œuvre se sont conformés à ces exigences en fournissant une méthode de travail écrite accompagnée de plans de signalisation signés et scellés par un ingénieur. Ces plans incluaient la fermeture de la bretelle d'accès adjacente, la mise en place d'un espace tampon éloignant les travailleurs de la circulation et une déviation de la circulation dans l'accotement.

Comment éviter un tel accident

Pour éviter qu'un travailleur ou un usager de la route soit impliqué dans un accident lors de la mobilisation des glissières en béton pour chantiers, des solutions existent. Notamment :

• Préconiser l'utilisation d'équipements de manutention qui limitent le nombre de travailleurs près des voies ouvertes à la circulation (p. ex. : grue montée sur camion avec accessoires de manutention);

• Adopter des méthodes de travail sécuritaires qui prévoient le positionnement adéquat des travailleurs et la manutention sécuritaire de la glissière. Cette dernière doit notamment être adossée au tablier du chariot élévateur;

• Prévoir des entraves à la circulation qui tiennent compte de l'aire de travail devant être occupée par les équipements de manutention durant toutes les étapes de manipulation des glissières et qui augmentent la sécurité des travailleurs à pied d'œuvre sur le réseau autoroutier (p. ex. : fermeture et chemin de détour, espace tampon latéral, déviation).

 

Rapport d'enquête : http://www.centredoc.cnesst.gouv.qc.ca/pdf/Enquete/ed004302.pdf

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